• Chapitre 6 : L’énergie et l’environnement

     

    Dans ce chapitre, nous aborderons diverses problématiques liées à la manière dont nous vivons. L’utilisation des énergies fossiles a un impact sur l’environnement.

     

    Nous commencerons par envisager le problème par l’empreinte écologique avant de parler des pollutions liées à la production d’énergie à partir de sources fissiles et fossiles et ensuite d’autres ressources que l’URE permet de protéger.

     

    1. Empreinte écologique

     

    Elle permet de mesurer la pression humaine sur son environnement, ce calcul se base sur les surfaces nécessaires à la production de nos besoins (alimentations, habitations, énergies, productions,…).

    L’empreinte écologique faisant partie du rapport « Planète vivante », réalisé en collaboration entre le WWF, l’UNEP-WCMC et le GFN (Global Footprint Network).
    Il donne une évaluation de notre impact, de la pression que nous exerçons sur la Terre.

    1) L’empreinte écologique et la biocapacité totale

    L’empreinte écologique est la portion de terre (hectare) nécessaire à un habitant pour couvrir tous ses besoins.

    Tandis que la biocapacité totale est la surface (productive) disponible pour chaque individu, dans le monde elle est de 1.9 ha/habitant. (Voir page 31)                  

    L’empreinte écologique continue d’augmenter en Europe, le grand risque provient des pays émergents (Chine, Inde et Brésil) et de l’augmentation de la démographie.

    Ce qui est tout à fait logique et relance les discussions autour du malthusianisme*, surtout s’ils connaissent une augmentation semblable à la nôtre, une augmentation de la surface par personne liée à un plus grand nombre se fait au dépens des pays les plus pauvres et de la nature.

    *Malthus auteur d’un essai sur le principe de population (1798) prévoyait que l’augmentation de la démographie poserait des problèmes de famine, jusqu’à maintenant les progrès (agricoles) lui ont donné tort. Mais pour combien de temps encore si on l’applique, non plus à l’alimentation mais à tous nos besoins ?

     

     

     

       

    2) Petite comparaison mondiale

     

    Quand on observe ce tableau on peut se rendre compte qu’un européen (5ha) a une empreinte 4 fois plus grande qu’un africain. La biocapacité mondiale (1.9ha/habitant) est déjà dépassée puisqu’il apparait que l’empreinte totale mondiale est de 2.3 ha/habitant.

     

    (en hectare par habitant)

    Empreinte totale

    Empreinte énergie

    Belgique

    4.9

    2.6

    Europe de l’ouest

    5.1

    3

    Monde

    2.3

    1.2

    Asie

    < 2

    < 1.2

    Afrique

    1.2

    < 0.4

    USA

    9.3

    > 4

    (Sources : Planète vivante 2008- WWF et TFE de Mme Jennifer Romainville « Analyse des activités du CRIE de Liège, sous les différentes thématiques et leur pertinence au point de vue du développement durable » 2005)

     empreinte écologique

    (Source : Planète vivante 2008-WWF
    http://www.wwf.fr/pdf/LPR_2008_FR.pdf )

     

    Cette remarque signifie que nous « épuisons » la planète, c’est-à-dire que nous consommons plus vite que les stocks et ressources ne se forment (épuisement des sols, des matières premières, etc.).

    Les inégalités sont importantes au niveau mondial, 80 % des ressources sont utilisées par 20 % de la population mondiale. Outre le problème moral d’équité, la raréfaction de ces ressources posera des problèmes sévères d’ici une cinquantaine d’années, c’est pourquoi il faut être parcimonieux avec celles-ci

     

    2. Environnement et GES

     

     

    L’effet de serre et les modifications climatiques, sécheresses et inondations accrues, augmentation du niveau des mers…

    Les prévisions quantitatives sont loin d’être sûres mais pour la majeure partie des scientifiques et le GIEC (Groupe International d’Etude du Climat), il n’y a aucun doute que les émissions anthropiques de GES (Gaz à effet de serre dont le fameux CO2) vont provoquer des modifications climatiques (« Global Warming ») qui causeront problème à l’avenir.

    La première découverte due à monsieur Milankovic sur l’effet d’excentricité (modification de l’ellipse terrestre tous les 100 000 ans).

    La seconde c’est l’activité du soleil étudiée par monsieur Courtillot.

    La troisième étudiée par le GIEC est l’incidence des GES.

    En synthétisant ces données on peut dire que l’élévation des températures dues au GES suit(*) les courbes externes de l’activité solaire et de la location/position Terre – Soleil.

     

    *(Toutefois ceci n’est pas le sujet du TFE mais il est important de signaler que les GES anthropiques (libération de GES stockés au Carbonifère) ont comme impact de rehausser la température attendue par rapport à la courbe de ces évènements. Donc les GES ont effectivement un impact mais la climatologie est en pleine recherche quantitative).

     

    (Figure ci-dessous : « Pacman », base visuelle pour expliquer l’effet de serre aux participants)

      

     

     

     pacman

     

    Certains pays se sont donnés pour objectifs (voir graphique ci dessous) de diminuer les pollutions et la production de GES. Le protocole de Kyoto, en 1997, a abouti à  une convention entre les pays industrialisés (même si les USA ne l’avaient pas signée) selon laquelle ils devraient réduire leurs émissions de GES (en 2012 par rapport à 1990). Des efforts sont effectués en ce sens

      

    évolution GES

     

    (Source : présentation Inter-Environnement Wallonie, « Changements climatiques : 300.000 morts en 2009 » par monsieur Pierre Courbe)

     

    Si un belge émet 12 tonnes d’équivalent CO2 par an, soit plus du double de la moyenne mondiale, il ne faut pas oublier que certaines exigences propres à nos contrées (constructions résistantes au climat, lumière, chauffage, industries) en sont partiellement responsables. Cependant, il est possible de réduire fortement ces besoins en portant davantage attention aux rendements énergétiques.

     

    3. Environnement et nucléaire

     

    Il ne faut pas minimiser, le nucléaire est loin d’être une énergie « propre », renouvelable. Les réserves d’uranium diminuent (voir schéma page 26) et le nucléaire demeure dangereux.

    Nous savons tous que cette énergie comporte des risques. La catastrophe de Tchernobyl, encore bien présente dans les mémoires en est un  exemple pertinent.

    À cela s’ajoute un problème bien plus conséquent que la sécurité des centrales, celui des déchets nucléaires…

    À la Hague en France, là où la majeure partie des déchets européens sont « traités », une petite partie est envoyée en mer (fûts) via un canal-tuyau. La centrale de traitement rejette aussi dans l’air des isotopes radioactifs comme le Krypton85. Durant des années, ces déchets furent enfouis dans les fonds sous-marins. On dénombre peu d’accident à ce jour, mais ceux-ci peuvent avoir des conséquences graves comme l’affaire des fûts coulés en Italie par la mafia qui furent découverts l’été 2009.

    (Sources : documentaire « Déchets, le cauchemar du nucléaire » documentaire d'Éric Guéret (réalisateur) et Laure Noualhat  (2009 Arte) et JT (La Une),…)

    La majeure partie de la population ne s’inquiète guère de l’enfouissement de ces déchets dans une/des cavités sous-terraines. Le problème est qu’il faut espérer que vu leur durée de persistance (milliers d’années), ils ne deviendront jamais une menace…

     

    4. Environnement et pollutions de l’air

     

    Les pollutions que provoquent nos activités ne sont pas légères, elles pèsent sur l’environnement et la santé. Les industries et les transports routiers sont souvent accusés, mais il serait injuste d’oublier que le secteur de la production d’énergie et le chauffage polluent l’air que l’on respire.

    Ici un résumé des polluants émis par les secteurs mentionnés ci-dessus. N’oublions pas que ces énergies fossiles sont dangereuses et qu’elles contiennent d’autres polluants : les GES ne sont pas seuls sur la liste ; on y trouve aussi les métaux lourds, les composés soufrés,
    les particules,…

      

    -         Dioxyde de carbone (CO2)

    Fonctionnement : une partie du rayonnement solaire pénètre la couche d’ozone et des nuages et touche la Terre. Une partie est réfléchie (caractéristiques : ‘albédo’)  sous forme d’infrarouges (E. thermique) qui sont absorbés et réfléchis par les nuages et les gaz à effet de serre.

     

    -         Dioxyde de souffre

    Le SO2: qui provoque des pluies acides (H2SO4), des nécroses foliaires, des problèmes respiratoires, le smog acide d’hiver.

     

    -         Oxydes d’azote (NOx)

    o   NO (se transforme en NO2).

    o   Le dioxyde d’azote (NO2).

    Oxydant, irritant et corrosif et très toxique

    o   Donc les NOx, provoquent des irritations des voies respiratoires (parfois très graves), des pluies et des dépôts acides, smog acide, effet de serre (et le N2O détruit la couche d’ozone), PANs formé lors des smogs d’été ils sont très oxydants.

     

    -         Monoxyde de carbone (CO)

    En cas d’exposition chronique : problèmes d’hypertension artérielle, trouble d’oxygénation du sang, troubles endocriniens, neurologiques, tolérance néfaste à l’alcool.
    Ce gaz toxique se fixe facilement à l’hémoglobine et peut provoquer la mort.

     

    -         Particules
    les particules  < 10 µm
      peuvent atteindre les bronches, les fines (< 2,5 µm) les alvéoles pulmonaires, elles peuvent alors passer dans le sang. Ces particules provoquent des problèmes respiratoires, des maladies cardio-vasculaires.

    Exemple: l’amiante

     

    Mais le danger peut aussi venir de leurs composants… comme les métaux lourds.

      

    -         Composés Organiques Volatils (COV Hors Méthane) 
    hydrocarbures (dont HAP), solvant, pop, gaz combustibles,
    acide organique volatils, …

    Généralement présents en quantité non négligeable (selon la sous-catégorie), dans nos habitations ils sont le plus souvent émis par les peintures, les solvants, les laques, les revêtements, les parfums d’intérieur…. La plupart sont persistants, possèdent une toxicité, et posent le problème de bioaccumulation (exemples : dioxine, furane, organochlorés, …). Ils sont irritants, toxiques, cancérigènes,…
    Certains sont des GES, d’autres destructeurs de la couche d’ozone ou encore provoquent des formations d’ozone troposphérique.

    Pourtant, un grand nombre pourraient aisément être remplacés par des produits moins toxiques ou être limités.

    (Source : cours de « Perturbations des écosystèmes », Mme S. Piroton)

     

    NB : voir aussi annexe 3 « Liste de nos poisons » pour d’autres pollutions se retrouvant dans nos maisons

     

     

    5. L’eau

     

    L’eau de distribution est potable en Belgique, et il faut éviter de la gaspiller. Elle est d’une importance cruciale pour la vie en générale, mais aussi dans diverses productions.

    L’eau aussi à un prix, autant faire des économies. On considère qu’un belge consomme 110-120 litres par jour et que le prix est (selon la commune) d’environ 0.0033 €/litre.

    Le faible prix nous fait souvent oublier d’être économe : 1.5 € par jour dans une famille de 4 personnes. Cela peut paraître dérisoire mais sur un an, l’impact d’une utilisation non rationnelle peut s’avérer coûteux. De plus, la moitié de cette eau ne sert pas à l’alimentation ou à se laver (mais en grande partie aux chasses d’eau). Il faut penser que nous payons aussi le fonctionnement des stations d’épuration (Coût Vérité d’Assainissement)

    Consommation d’eau d’un ménage belge

      eaux

     

    (Créé à partir des données du guide pratique Test Achat : « Consommation et environnement », 2007)

    ps : dans ma famille on est à 75l/personne/jour et on a pas (dommage) de citerne à eau de pluie

    L’eau est une ressource, certes en Belgique la question de la quantité se pose peu mais ce n’est pas le cas pour la qualité (à cause de diverses pollutions)…

    Nous verrons dans la partie expliquant le fonctionnement de la présentation que les gestes sont importants, il est difficile de concevoir que de l’eau potable soit utilisée dans nos WC alors que dans de nombreux pays qui possèdent un réseau de distribution, elle est impropre à la boisson…

    Heureusement, maintenant, toute nouvelle construction doit posséder une citerne à eau de pluie mais pour les plus anciennes,  il existe des moyens de limiter les consommations inutiles.

    Exemple :

    Mettre une bouteille d’eau dans le réservoir ou mettre une chasse à deux vitesses permet une économie non négligeable.

    L’un diminue de 1 litre par chasse, soit 5 à 6 litres par jour ou encore 2000 litres par an et par personne !

    La chasse 2 vitesses (ou ayant un bouton stop) permet de diminuer la consommation (WC) environ de moitié !

       

    6. La gestion des déchets

     

    1) Répartition des déchets (domestique)

     

    Répartition de nos déchets*

    Mais dans notre poubelle

     

    28 % déchets compostables
    23 % papier-carton
    9 % verre
    8 % plastiques
    7 % encombrants
    5 % textiles sanitaires
    3 % métaux
    2 % textiles
    1 % tetrapack
    1 % déchets dangereux

     

    54 % déchets compostables
    6-7 % plastiques
    9 % papiers cartons
    3.5 % verre
    2.5 % textile
    2 % métaux

     

    poubelle

    *Environ 60% de ceux-ci peuvent être repris dans des collectes sélectives

     

    (Source « Consommation et environnement, Des gestes simples pour sauver la planète » Test achats guides pratiques)

    Effectivement, ces chiffres sont interpellant. On y constate qu’une majorité de déchets collectés dans nos poubelles sont pourtant recyclables. La question du tri et de la prévention de déchets se pose donc…

     

    2) Les intérêts :

    -         Limiter la quantité de déchets qui sont incinérés (en produisant des fumées) ou mis en CET et de limiter la production de mâchefer.

    -         Favoriser l’emploi des personnes (souvent peu qualifiées) dans les entreprises de recyclage.

    -         Diminuer les besoins en matières premières.

    -         Réduire les coûts environnementaux de la production industrielle car recycler pollue moins que construire neuf.

    Ex : produire une tonne de verre recyclé génère 7 fois moins de GES tout en économisant 1.2 tonne de sable

     

     

    Mais avant tout, le but est d’informer le public cible afin de diminuer sa quantité de « déchets ». L’important est d’éviter qu’il se retrouve avec des sacs « non acceptés » et de diminuer les coûts de l’élimination des déchets

     

     

    D’autres problématiques comme l’utilisation de produits (comme les détergents) plus naturels ou l’importance de l’isolation, sont entrevues dans l’animation

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